{"id":666,"date":"2020-05-12T15:21:52","date_gmt":"2020-05-12T15:21:52","guid":{"rendered":"http:\/\/blog.atlant.is\/?p=666"},"modified":"2021-02-21T12:32:48","modified_gmt":"2021-02-21T10:32:48","slug":"la-boxeuse-amoureuse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.douzeb.is\/?p=666","title":{"rendered":"La Boxeuse Amoureuse"},"content":{"rendered":"\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=DOpppaeA7bw\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"1280\" height=\"720\" src=\"https:\/\/blog.atlant.is\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/la-boxeuse-amoureuse.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-667\"\/><\/a><figcaption>La boxeuse amoureuse, Arthur H<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><em>Avec les corps magnifiques de <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Marie-Agn%C3%A8s_Gillot\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Marie-Agn\u00e8s Gillot<\/a> et <a href=\"https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Roschdy_Zem\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Roschdy Zem<\/a>.<\/em><\/p>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p>Regardez-la danser<br>Quand elle s&rsquo;approche du ring<br>La boxeuse amoureuse<br>La boxeuse amoureuse<\/p>\n\n\n\n<p>Sur ses gants dor\u00e9s<br>Des traces de sang<br>De larmes et de sueur<br>Et de sang et de sang<\/p>\n\n\n\n<p>Elle esquive les coups<br>La boxeuse amoureuse<br>Elle absorbe tout<br>La boxeuse amoureuse<\/p>\n\n\n\n<p>Boum-boum, les uppercuts<br>Percutent son visage<br>Mais jamais elle ne cesse<br>De danser, de danser<\/p>\n\n\n\n<p>Tomber ce n&rsquo;est rien<br>Puisqu&rsquo;elle se rel\u00e8ve<br>Un sourire sur les l\u00e8vres<br>Un sourire sur les l\u00e8vres<\/p>\n\n\n\n<p>Elle esquive les coups<br>La boxeuse amoureuse<br>Elle absorbe tout<br>La boxeuse amoureuse<\/p>\n\n\n\n<p>Elle esquive les coups<br>La boxeuse amoureuse<br>Elle absorbe tout<br>La boxeuse amoureuse<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=QoemxFCKjkA\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"500\" height=\"272\" src=\"https:\/\/blog.atlant.is\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/baba-love-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-669\"\/><\/a><figcaption><em><br>L&rsquo;Ivresse des hauteurs<\/em>, Arthur H &amp; Jean-Louis Trintignant<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Nous sommes partis dans la for\u00eat, l\u00e0 haut, o\u00f9 \u00e7a grimpe<br>Guid\u00e9s dans un sentier de lumi\u00e8re par les oiseaux, et par le vent<br>On a d\u00e9couvert une clairi\u00e8re \u00e0 flanc de colline, face au soleil<br>On s\u2019est allong\u00e9 dans l\u2019herbe on a ferm\u00e9 les yeux mais juste avant de s\u2019endormir<br>Elles sont apparues Des femmes, dansantes, blanches, des \u00e9tincelles, vives, nombreuses,<br>Un enchantement manifeste, un d\u00e9lire certain<\/p>\n\n\n\n<p>Je respirais l\u2019ambre de leur parfum, je ne pouvais pas les toucher<br>On ne pouvait pas non plus leur faire l\u2019amour, m\u00eame si on en avait tr\u00e8s envie<br>On les regardait tournoyer autour de nous<br>On avait comme perdu la raison<br>Pourtant on avait rien bu<br>Peut-\u00eatre l\u2019ivresse des hauteurs<br>Le vertige du printemps<\/p>\n\n\n\n<p>Tu savais que beaucoup de femmes ont une \u00e2me de gu\u00e9risseuse<br>Elles ont pos\u00e9 les mains sur nous<br>On a tout de suite senti une chaleur se r\u00e9pandre dans tout le corps<br>Un courant d\u2019\u00e9nergie pure agissait \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur<br>Ce qui \u00e9tait tordu de redressait<br>Ce qui \u00e9tait obscurci s\u2019\u00e9claircissait<br>Ce qui \u00e9tait cadenass\u00e9 se d\u00e9verrouillait<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s, tout a chang\u00e9<br>On \u00e9tait vifs, l\u00e9gers, ouverts, lumineux<br>Alors, elles ont commenc\u00e9 \u00e0 nous parler<br>C\u2019\u00e9tait en quelque sorte toutes les femmes qu\u2019on avait aim\u00e9es<br>M\u00e8re, fille, amante, l\u00e9gitime, ill\u00e9gitime, s\u0153ur, amie, grand-m\u00e8re, arri\u00e8re grand-m\u00e8re<br>C\u2019\u00e9tait l\u2019heure des secrets, des solitudes, des abandons<br>Regrets, absences, trahisons<br>Mais aussi des joies, des fous rires, des extases et de l\u2019amour absolu<\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s cette confession \u00e9trange<br>Le silence nous a pris<br>On \u00e9tait abasourdi, d\u00e9truit<br>Mais aussi soulag\u00e9, neuf, vivant, solide, limpide<br>C\u2019\u00e9tait l\u2019heure de partir<br>La nuit tombe vite et on avait un peu de marche<br>On a embrass\u00e9 virtuellement<br>Toutes nos femmes merveilleuses<br>L\u2019atmosph\u00e8re \u00e9tait satur\u00e9e de plaisir<br>Elles ont virevolt\u00e9 une derni\u00e8re fois autour de nous<br>Et elles ont disparu<\/p>\n\n\n\n<p>On est rentr\u00e9 d\u2019un bon pas avec cette joie f\u00e9roce dans le ventre<br>Une envie de tout d\u00e9vorer<br>Fallait pas nous chercher<\/p>\n\n\n\n<p>Arriv\u00e9s au village les gens nous ont souri<br>Ca leur faisait du bien de voir deux gars redescendre de la montage compl\u00e8tement illumin\u00e9s<br>On s\u2019est regard\u00e9, on a rigol\u00e9 doucement et sans dire un mot<br>On est parti chacun de notre c\u00f4t\u00e9<br>Il y avait tout \u00e0 faire, \u00e0 r\u00eaver, \u00e0 construire<br>Mais maintenant c\u2019\u00e9tait plus facile<br>Elles \u00e9taient l\u00e0 avec nous.<\/p>\n\n\n\n<hr class=\"wp-block-separator\"\/>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><a href=\"https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=grNY9uvv12Q\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"1200\" height=\"1200\" src=\"https:\/\/blog.atlant.is\/wp-content\/uploads\/2020\/05\/marie-trintignant.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-672\"\/><\/a><figcaption>La marche \u00e0 l&rsquo;amour, D. Mille, J.-L. Trintignan, G. Miron<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Tu as les yeux pers des champs de ros\u00e9e<br>tu as des yeux d&rsquo;aventure et d&rsquo;ann\u00e9es-lumi\u00e8re<br>la douceur du fond des brises au mois de mai<br>dans les accompagnements de ma vie en friche<br>avec cette chaleur d&rsquo;oiseau \u00e0 ton corps craintif<\/p>\n\n\n\n<p>moi qui suis charpente et beaucoup de fardoches<br>moi je fonce \u00e0 vive allure et ent\u00eat\u00e9 d&rsquo;avenir<br>la t\u00eate en bas comme un bison dans son destin<br>la blancheur des n\u00e9nuphars s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve jusqu&rsquo;\u00e0 ton cou<br>pour la conjuration de mes manitous mal\u00e9fiques<\/p>\n\n\n\n<p>avec cette tache errante de chevreuil que tu as<br>tu viendras toute ensoleill\u00e9e d&rsquo;existence<br>la bouche envahie par la fra\u00eecheur des herbes<br>le corps m\u00fbri par les jardins oubli\u00e9s<br>o\u00f9 tes seins sont devenus des envo\u00fbtements<\/p>\n\n\n\n<p>tu te l\u00e8ves, tu es l&rsquo;aube dans mes bras<br>o\u00f9 tu changes comme les saisons<\/p>\n\n\n\n<p>je te prendrai marcheur d&rsquo;haleine<br>\u00e0 bouts de mis\u00e8re et \u00e0 bout de d\u00e9mesures<br>je veux te faire aimer la vie<br>je finirai bien par te rencontrer quelque part<br>bon dieu !<\/p>\n\n\n\n<p>et contre tout ce qui m&rsquo;est absent et douloureux<br>par le mince regard qui me reste au fond du froid<br>j&rsquo;affirme \u00f4 mon amour que tu existes<\/p>\n\n\n\n<p>nouveau venu de l&rsquo;amour du monde<br>constelle-moi de ton corps de voie lact\u00e9e<br>m\u00eame si j&rsquo;ai fait de ma vie dans un plongeon<br>une sorte de marais, une esp\u00e8ce de rage noire<br>si je fus cabotin, concasseur de d\u00e9sespoir<br>j&rsquo;ai quand m\u00eame id\u00e9e farouche<br>de t&rsquo;aimer pour ta puret\u00e9<br>de t&rsquo;aimer pour une tendresse que je n&rsquo;ai pas connue<\/p>\n\n\n\n<p>dans les giboul\u00e9es d&rsquo;\u00e9toiles de mon ciel<br>l&rsquo;\u00e9clair s&rsquo;\u00e9panouit dans ma chair<br>je passe les poings durs au vent<br>j&rsquo;ai un c\u0153ur de mille-chevaux vapeur<br>j&rsquo;ai un c\u0153ur comme la flamme d&rsquo;une chandelle<\/p>\n\n\n\n<p>toi tu as la t\u00eate d&rsquo;ab\u00eeme douce n&rsquo;est-ce pas<br>la nuit de saule dans tes cheveux<br>un visage enneig\u00e9 de hasards et de fruits<br>un regard entretenu de sources cach\u00e9es<br>et mille chants d&rsquo;insectes dans tes veines<br>et mille pluies de p\u00e9tales dans tes caresses<\/p>\n\n\n\n<p>tu es mon amour<br>ma clameur mon bramement<br>tu es mon amour<br>ma ceinture fl\u00e9ch\u00e9e d&rsquo;univers<br>ma danse carr\u00e9e des quatre coins d&rsquo;horizon<br>le rouet des \u00e9cheveaux de mon espoir<\/p>\n\n\n\n<p>\u00e0 cause de toi<br>mon courage est un sapin toujours vert<br>et j&rsquo;ai du chiendent d&rsquo;achigan plein l&rsquo;\u00e2me<br>tu es belle de tout l&rsquo;avenir \u00e9pargn\u00e9<br>d&rsquo;une fr\u00eale beaut\u00e9<br>soleilleuse contre l&rsquo;ombre<\/p>\n\n\n\n<p>je marche \u00e0 toi, je titube \u00e0 toi, je meurs de toi<br>lentement je m&rsquo;affale de tout mon long dans l&rsquo;\u00e2me<br>je marche \u00e0 toi, je titube \u00e0 toi, je bois<br>\u00e0 la gourde vide du sens de la vie<br>\u00e0 ces pas sem\u00e9s dans les rues sans nord ni sud<br>\u00e0 ces taloches de vent sans queue et sans t\u00eate<\/p>\n\n\n\n<p>je n&rsquo;ai plus de visage pour l&rsquo;amour<br>je n&rsquo;ai plus de visage pour rien de rien<\/p>\n\n\n\n<p>parfois je m&rsquo;assois par piti\u00e9 de moi<br>j&rsquo;ouvre mes bras \u00e0 la croix des sommeils<br>mon corps est un dernier r\u00e9seau de tics amoureux<br>avec \u00e0 mes doigts les ficelles des souvenirs perdus<\/p>\n\n\n\n<p>je n&rsquo;attends pas \u00e0 demain je t&rsquo;attends<br>je n&rsquo;attends pas la fin du monde je t&rsquo;attends<br>d\u00e9gag\u00e9 de la fausse aur\u00e9ole de ma vie<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avec les corps magnifiques de Marie-Agn\u00e8s Gillot et Roschdy Zem.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":3470,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[12,11],"tags":[],"ppma_author":[76],"authors":[{"term_id":76,"user_id":1,"is_guest":0,"slug":"fred","display_name":"Fred","avatar_url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/ec0326d654fdf9f66e9eb42bb34a9bc4?s=96&d=mm&r=g","description":"","first_name":"","last_name":"","user_url":""}],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.douzeb.is\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/666"}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.douzeb.is\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.douzeb.is\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.douzeb.is\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.douzeb.is\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=666"}],"version-history":[{"count":10,"href":"https:\/\/blog.douzeb.is\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/666\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3471,"href":"https:\/\/blog.douzeb.is\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/666\/revisions\/3471"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.douzeb.is\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/3470"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.douzeb.is\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=666"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.douzeb.is\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=666"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.douzeb.is\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=666"},{"taxonomy":"author","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.douzeb.is\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fppma_author&post=666"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}